Historique

 

Notre association est née en 1996 à la suite d’un voyage effectué au Burkina Faso par un couple d’amis français et leurs deux enfants. Reçus alors par un agent de l’INERA (Institut National de l’Enseignement et de la Recherche Agronomique) en mission dans un village de brousse au nord du pays, ils ont donc séjourné à Baszaïdo, et, à leur retour de voyage, décidèrent de fonder l’association de type « loi 1901 » (à Carpentras, Vaucluse) pour créer un lien de solidarité avec ce village. Cette association prît le nom de Yam Daabo, « Le Choix » dans la langue locale, pour développer la scolarisation-formation des enfants, et ce, afin d’asseoir l’avenir du village sur des bases solides.

Des actions visant l’éducation formelle des jeunes ont été mises en œuvre, en trois phases :

-de 1996 à 2003 : il n’y a pas d’école à Baszaïdo et très peu d’enfants sont scolarisés (5 environ pour un village d’à peu près 900 habitants), s’organise alors en début de chaque année scolaire un système de parrainage intégrant 8 élèves (4 garçons et 4 filles désignés par les membres de l’APE du village) à l’école voisine du village de Rom (à 4/5 kms).

-A la rentrée 2003, grâce à une mobilisation initiée par les seuls parents d’élèves de Baszaïdo, et en raison d’un effectif croissant d’enfants scolarisés originaires du village (surchargeant les classes de l’école de Rom), un enseignant est officiellement affecté par l’État sur le village, sans pour autant qu’une infrastructure d’accueil soit prévue à cet effet (aussi, durant l’année scolaire 2003-2004, les cours seront-ils dispensés par l’instituteur aux 53 élèves de CP1 dans le local désaffecté de la banque de céréales).

-En 2004, la persévérance des responsables des associations locales, Yam Daabo et APE, se voit récompensée par la réalisation sur place d’une école « en dur » qui ouvre ses portes en janvier 2005. Aussi, la stratégie de l’association française Yam Daabo s’adapte-t-elle à la nouvelle donne : le parrainage individuel est abandonné au profit du parrainage de l’école, ce qui se traduit par un bond des investissements proportionnels au nombre d’enfants originaires du village et désormais plus massivement scolarisés et surtout aux frais annexes de scolarisation.

-Rentrée 2016/2017 : une 4ème classe est ouverte et 2 enseignants supplémentaires sont affectés.

De taille très modeste, Yam Daabo compte, bon an mal an, une quarantaine ou une cinquantaine d’adhérents surtout issus de la région proche (départements du Gard et du Vaucluse). Les membres du bureau font en sorte de se rendre régulièrement au Burkina Faso (2 à 3 fois par an et à leur frais) pour effectuer le suivi des actions…

Si nous ne pouvons que nous réjouir d’une fréquentation croissante de l’école par les enfants du village et de la poursuite d’études ou de formations pour certains, il n’en reste pas moins que le souci majeur actuel de notre association est de pouvoir honorer son engagement solidaire auprès des villageois en finançant l’accompagnement de ses jeunes à la hauteur de leurs besoins.

C’est tout le sens de notre mobilisation lors des marchés solidaires que nous organisons ou auxquels nous participons, ainsi qu’à la vente d’artisanat que nous achetons au Burkina Faso, dont les bénéfices servent intégralement à financer ces actions.

L’accompagnement éducatif suppose, en plus des frais d’inscription dans les divers établissements, la prise en charge de fournitures scolaires (lorsqu’elles ne sont pas assurées par l’État).

Enfin, en plus des 3 logements de fonction des enseignants (que l’État n’a pas prévus dans son budget) pour lesquels Yam Daabo a financé les matériaux, les parents en assurant la construction, l’association a cherché à améliorer les conditions de vie et de travail à l’école, tant pour motiver les instituteurs (en février 2015, une plaque solaire a été apposée sur chaque logement pour les équiper en électricité) que pour encourager les enfants : creusement d’un forage situé à quelques mètres de l’école, création d’un soutien scolaire en direction des CM2 et réalisation d’un projet pédagogique de jardin maraîcher (participant à la lutte contre la malnutrition).