La cartographie participative à Baszaïdo

A partir d’un mémoire de notre ancienne présidente, Laure Flandin-Bondut, nous réalisons avec l’aide des villageois et d’une agronome , Danièle Garson,  la cartographie du terroir de Baszaïdo.

Nous disposons maintenant d’images précises (au 1/5.000e environ) issues de l’imagerie satellitaire grâce au site OpenStreetMap. Elles sont fournies par des géographes spécialisés. Imprimées au format A0, elles permettent de visualiser commodément ce terroir de 30 km2 (6×5 kms).

Une géographe burkinabè , Rosalie Sawadogo, a réalisé en août 2015, avec l’aide des villageois, des ébauches de cartes sous la forme de calques.

Elle a utilisé un GPS précis (dont les montants sont maintenant abordables). Ces modèles  ont une précision géographique de l’ordre de la seconde et indiquent l’altitude à +/- 1 mètre. Ils permettent de numériser des informations issues de méthodes éprouvées.

limites village

Les jeunes du village, avec une tarière de pédologue et des barres à mine, ont réalisé plus de 500 trous. La tarière permet la différenciation des principaux types de sol et de mesurer la profondeur de la cuirasse quand elle est présente.

Si la cuirasse est à plus de 1m, tout peut pousser. Si elle se trouve à moins de 20cm, il est difficile de cultiver le mil ou le sorgho.

Une ébauche cartographique intégrant ces données dans un système d’informations géographiques (SIG) et délimitant les principaux espaces fonctionnels permet d’avoir une vue d’ensemble de l’organisation du terroir.

Ainsi avec ces outils, un géographe professionnel séjournant quelques semaines sur place peut, avec l’aide des villageois :

  • déterminer les limites du terroir
  • représenter les principales infrastructures (quartiers, pistes, puits, aménagements..)
  • délimiter les espaces consacrés aux cultures vivrières en fonction des quartiers et de l’ancienneté de la mise en culture
  • délimiter les sols dégradés, et ceux où l’on observe la présence d’une cuirasse latéritique à faible profondeur
  • ainsi que les espaces à vocation maraîchère (nappe phréatique peu profonde), ainsi que les espaces de « parcours » pour le bétail
  • et les zones sensibles au ruissellement, à l’érosion, pour décider des aménagements à consolider ou réaliser (cordons pierreux, gabions anti érosifs).
  • La répartition des terres en fonction des quartiers

 

Danièle Garson  forme à distance cette jeune géographe burkinabè, Rosalie Sawadogo, à l’ensemble des outils pour numériser les cartes.

Pour tous renseignements en France sur la réalisation de cartes selon le mode participatif, vous pouvez contacter l’agronome Danièle Garson: carauxgarson@gmail.com

Grâce à Danièle, Baszaïdo se trouve maintenant sur la carte du monde. Il suffit de taper:

http://www.openstreetmap.org  et de chercher « Baszaïdo »

Vous pouvez aussi trouver l’école du village représentée par un rectangle blanc horizontal en allant chez Google map: https://www.google.fr/maps/place/Ouahigouya,+Burkina+Faso/@13.2894851,-2.384499,1647m/data=!3m1!1e3!4m2!3m1!1s0xe2555afa91664f9:0xa1f42ec91c2c1e70!6m1!1e1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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