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BF RFI présentation

  • Un nouveau président démocratiquement élu le dimanche 30/11/2015, article RFI ci-dessous :

Roch Kaboré, un «Monsieur Tout-le-monde made in Burkina»

Roch Marc Christian Kaboré, le nouveau président élu du Burkina Faso.
© REUTERS/Joe Penney

Après l’élection présidentielle et la victoire Roch Marc Christian Kaboré, le Burkina Faso tourne la page des années de pouvoir de Blaise Compaoré. Mais avec leur nouveau président, les Burkinabè restent en terrain connu. En effet, Roch Marc Christian Kaboré fut l’un des piliers de l’ancien régime avant de devenir l’un de ses plus farouches opposants après s’être prononcé contre toute réforme constitutionnelle.

Roch Marc Christian Kaboré a su longtemps demeurer dans l’ombre du « Beau Blaise », avec qui il a sillonné le Faso dans ses moindres recoins. « Compaoré ne pouvait que s’entendre avec Kaboré, dit un journaliste burkinabé, car ce fidèle parmi les fidèles a su mettre toutes ses qualités au service de l’Etat pendant deux décennies : Roch est homme discret, de confiance et de consensus, un fin politique qui a su se faire apprécier et qui a tissé des liens étroits avec différentes couches sociales dans le pays, notamment dans les campagnes, grâce aux réseaux du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), l’ancien parti au pouvoir. »

Pour ceux qui le connaissent, « le nouveau président du Burkina n’est ni un “va-t-en-guerre” ni un “mou”, mais c’est un homme déterminé, qui sait ce qu’il veut, poursuit ce confrère. Il ne manque pas de poigne, contrairement à ce qu’ont essayé de faire croire ses rivaux durant la campagne électorale. Je dirais plutôt que Roch incarne l’esprit Mossi, il recherche le consensus. C’est un pur produit du Burkina Faso ». La preuve ? Il ne porte que très rarement la veste, mais préfère s’habiller en boubou bazin ou en Faso Danfani.

Banquier, fils de ministre des Finances, « né avec une cuillère d’argent dans la bouche » pour ses détracteurs, il a toutefois adhéré jeune à des idéaux de gauche, s’engageant après son retour d’études en France, à Dijon, à l’Union de lutte communiste-reconstruite (ULC-R). Quand Thomas Sankara prend les rênes du Faso, Roch Marc Christian Kaboré devient directeur de la Banque internationale du Burkina. Il n’a pas encore trente ans. On sait la suite… Sous Blaise Compaoré, son ascension est fulgurante.

« La continuité dans la rupture »

Plusieurs fois ministres, notamment des Transports, il fait figure très vite de pièce incontournable sur l’échiquier du pouvoir, une ascension qui l’amène à occuper la primature et le perchoir à l’Assemblée nationale. Cette période faste, c’est aussi le temps du « tuuk giili » (« rafle tout » en langue mooré) : Roch occupe plusieurs postes stratégiques comme président du Congrès pour la démocratie et le progrès, le parti-Etat qui sait faire main basse sur les villes et les campagnes à chaque scrutin. « Il avait pris beaucoup de place dans le paysage politique du pays, se souvient un observateur, tranquillement, en toute discrétion, mais il menait bien sa barque. Trop. »

En 2012, il tombe brutalement en disgrâce pour des raisons que l’on qualifie volontiers d’obscures et se retrouve confiné au rang de conseiller politique du parti CDP. Deux ans plus tard, méditant cette lente descente aux enfers, il claque la porte et tourne le dos à Blaise Compaoré en créant avec d’autres caciques du régime le MPP, le Mouvement du peuple pour le progrès.

Après les résultats de la présidentielle, ses partisans ont crié dans les rues de Ouagadougou « MPP » ou « le peuple ». « C’est tout le paradoxe du personnage, dit-on dans son entourage. Il est proche du peuple, des gens. C’est un fils à papa, oui, mais il a contact très facile. Le Mossi est attaché aux attributs, aux apparences du pouvoir, mais lui non. » Pour preuve, cette accolade donnée à son garde du corps, à son domicile pendant la soirée électorale, raconte un témoin de la scène, qui assure : « C’est très rare pour un homme de son rang d’avoir un tel geste. C’est un Monsieur Tout-le-monde à bien des égards. »

De grands chantiers attendent le nouveau président : le chômage des jeunes, l’éducation, la santé, la sécurité sous-régionale… On le dit déterminé, mais n’usant pas du pouvoir. A l’écoute certes, mais sachant passer à l’action. « Roch, c’est la continuité dans la rupture. Rien ne sera plus comme avant, il le sait et va s’en servir », assurent tous ceux qui l’ont approché.

Paul Kaba Thieba nommé au poste de Premier ministre

Paul Kaba TIEBA, Premier ministre : Témoignages de quelques proches sur l’homme

Le Burkina Faso a désormais un Premier ministre : l’économiste Paul Kaba Thieba, 55 ans, a été nommé par le président Roch Marc Christian Kaboré. Il va diriger le premier gouvernement post-transition démocratique.

Le nouveau Premier ministre burkinabè assurait avant sa nomination la gestion administrative et financière du fonds de stabilité financière de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA). Auparavant, il fut conseiller du directeur général des opérations de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest et à ce titre, il a participé à la définition et la mise en œuvre des politiques de la BCEAO dans les activités bancaires et le financement des économies.

Méconnu du grand public, cet économiste-banquier, qui a fait l’essentiel de sa carrière à la BCEAO, est titulaire d’un doctorat de 3e cycle en monnaie, finance et banque de l’université de Grenoble II. Paul Kaba Thieba a participé à la supervision du groupe d’experts commis pour réaliser les études et procéder au démarrage de la bourse des valeurs d’Abidjan alors qu’il était fondé de pouvoirs au service marché monétaire de la BCEAO.

Priorité à l’économie

Nommé une semaine après l’investiture de Roch Marc Christian Kaboré, l’économiste Paul Kaba Thieba, 55 ans, n’est pas connu dans le sérail politique burkinabè.

Il est chargé de diriger le premier gouvernement démocratique après une période de transition consécutive au renversement du président Blaise Compaoré en octobre 2014. Sa nomination traduit l’option prise par le nouveau président de faire de la reprise économique, l’une des priorités de son mandat. Marié et père de trois enfants, le nouveau Premier ministre burkinabè s’exprime aussi bien en français qu’en anglais.

Au Burkina Faso, à Ouagadougou, le nouveau gouvernement vient d’être annoncé moins d’une semaine après la nomination du Premier ministre Paul Kaba Thieba. Il compte 29 membres dont sept femmes. Parmi les principales figures de ce gouvernement, Simon Compaoré, ancien maire de Ouagadougou, devient ministre de l’Administration du territoire. Alpha Barry, ancien correspondant de RFI, devient le nouveau chef de la diplomatie. Le chef de l’Etat garde lui-même la main sur le portefeuille de la Défense.

Un gouvernement qu’on peut qualifier de rupture vient d’être formé par le Premier ministre burkinabè Paul Kaba Thieb. Les portefeuilles de la Défense et de la Sécurité sont aux mains des premiers responsables du parti au pouvoir, c’est-à-dire l’UNDP.

Dans son discours d’investiture, le président Kaboré avait sonné la fin de la récréation, face à l’incivisme et le non-respect de l’autorité de l’Etat. Roch Marc Christian Koboré conserve le portefeuille de la Défense.

On peut le comprendre, car l’armée est en pleine réforme actuellement. Et depuis le putsch manqué de septembre dernier, les défis sécuritaires sont aussi nombreux. C’est certainement pour cela que l’un des ténors du parti, Simon Compaoré, occupe le portefeuille de la Sécurité.

Les Burkinabè, qui attendent beaucoup de la Justice avec de nombreux dossiers, notamment l’affaire Sankara, l’affaire Zongo et le dossier du putsch manqué de septembre, retrouvent le magistrat René Bagoro.

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard s’il se retrouve à ce ministère ; il fait partie des trois ministres qui avaient été séquestrés lors du putsch de septembre dernier, perpétré par l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP).

La communication sera également au cœur de ce nouveau gouvernement. L’éditorialiste Rémis Fulgance Dandjinou est à la Communication. Et le journaliste et ancien correspondant de RFI, Alpha Barry, se retrouve au ministère des Affaires étrangères.

Les Burkinabè, qui reprochaient au précédent gouvernement de ne pas beaucoup communiquer sur leurs actions, auront certainement beaucoup de communications sur les actions du gouvernement.


■ Liste du gouvernement de Paul Kaba Thieba

– Ministre de la Défense et des anciens combattants : Roch Marc Christian Kaboré
– Ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la sécurité intérieure : M. Simon Compaoré
– Ministre des Affaires étrangères, de la coopération et des Burkinabè de l’extérieur : M. Alpha Barry
– Ministre de la Justice, des droits humains et de la promotion civique, Garde des Sceaux : M. René Bagoro
– Ministre de l’Économie, des finances et du développement : Mme Alizatou Rosine Coulibaly née Sori
– Ministre de la Fonction publique, du travail et de la sécurité sociale : M. Pengwindé Clément Sawadogo
– Ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation : M. Filiga Michel Sawadogo
– Ministre de l’Éducation nationale et de l’alphabétisation : M. Jean-Martin Coulibaly
– Ministre de la Santé : M. Smaïla Ouédarogo
– Ministre d’Agriculture et de l’aménagement hydraulique : M. Jacob Ouédraogo
– Ministre de l’Eau et de l’assainissement : M. Niouga Ambroise Ouédraogo
– Ministre des Infrastructures : M. Eric Wendmanegda Bougouma
– Ministre de l’Énergie, des mines et des carrières : M. Alpha Omar Dissa
– Ministre des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière : M. Souleymane Soulama
– Ministre du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat : M. Stéphane Sanou
– Ministre des Ressources animales et hydrauliques : M. Somanogo Koutou
– Ministre du Développement de l’économie numérique et des postes : Mme Aminata Sana née Congo
– Ministre de la Jeunesse, de la formation et de l’insertion professionnelle : M. Jean-Claude Bouda
– Ministre de la Femme, de la solidarité nationale et de la famille : Mme Laure Zongo née Hien
– Ministre de la Communication et des relations avec le parlement : M. Rémis Fulgance Dandjinou
– Ministre de l’Urbanisme et de l’habitat : M. Maurice Dieudonné Bonanet
– Ministre de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique : M. Batio Bassière
– Ministre de la Culture : M. Tahirou Barry
– Ministre des Sports et des loisirs : M. Tairou Bangré
– Ministre délégué auprès du ministre de l’Économie, des finances et du développement, chargé du budget : Mme Edith Clémence Yaka
– Ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, de la coopération et des Burkinabè de l’extérieur, chargé de la coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur : Mme Rita Solange Agnetekoum née Bogoré
– Secrétaire d’État auprès du ministre de la Femme, de la solidarité nationale et de la famille, chargé des affaires sociales, des personnes vivant avec un handicap et de la lutte contre l’exclusion : Mme Yvette Dembélé
– Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie, des finances et du développement, chargé de l’aménagement du territoire : Mme Pauline Zouré
– Secrétaire d’État auprès du ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité intérieure, chargé de la décentralisation : M. Alfred Gouba
– Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, chargé de la recherche scientifique et de l’innovation : M. Urbain Kouldiati

1 article sur Burkina 24 :

Voici les motivations liées à la formation du nouveau gouvernement et les 3 orientations stratégiques du « gouvernement Thiéba » D’abord, le Premier ministre reconnaît que la formation de ce gouvernement intervient dans un contexte historique et particulier. « On ne peut plus gouverner le Faso comme avant », dit-il. Ce gouvernement a été formé avec toutes les formations politiques ayant pris part aux résistances populaires mais aussi avec l’ancienne majorité. Ensuite, les 3 visions stratégiques, selon le PM, sont : l’impératif de bonne gouvernance, la nécessité de mettre en œuvre des réformes économiques fortes, inclusives et durables, et la lutte contre les inégalités, la fracture sociale. Enfin, il a annoncé que les biens des membres du gouvernement seront déclarés, qu’un code de bonne conduite sera établi autour de la « tolérance zéro » et de la culture de rendre compte les résultats. Plus d’informations à venir! #Burkina #Lwili www.burkina24.org

Extrait du discours de politique générale du 1er ministre (article de : Lefaso.net, du 6/02/16), concernant le domaine éducatif :

« Monsieur le Président,
Honorables Députés,

Avec une population estimée à 19 millions d’habitants le Burkina Faso dispose d’un potentiel humain considérable mais dont la capacité productive est limitée par la faiblesse du niveau d’instruction et l’inefficacité de notre système éducatif. La croissance de notre économie est dramatiquement contrainte par l’insuffisance des capacités dans tous les cœurs de métiers.

Dans le but de briser cette contrainte majeure et permettre l’augmentation substantielle de la productivité et de la compétitivité de l’économie, l’éducation nationale, notamment l’enseignement supérieur, la formation technique et professionnelle ainsi que l’alphabétisation seront au cœur de la politique de mon Gouvernement.

La priorité accordée à l’éducation nationale répond également à une exigence de justice sociale et de lutte contre les inégalités, car l’école doit permettre la promotion de tous quel que soit l’origine sociale.

Pour atteindre cet objectif, le Gouvernement établira progressivement la gratuité de l’enseignement jusqu’à l’âge de 16 ans, tout en veillant à atteindre rapidement un taux d’achèvement de 100% pour le cycle primaire et post primaire.

Un accroissement conséquent des effectifs du personnel enseignant permettra de porter le ratio élèves/maître à un maximum de 50 élèves pour un enseignant. Au vue des difficultés rencontrées, l’on ne saurait occulter la nécessité d’une réflexion profonde sur le continuum.

Pour garantir l’accès à une éducation de qualité à tous, conformément à l’engagement pris par le Président du Faso, il sera procédé à la normalisation de toutes les écoles sous paillotes et des écoles à trois classes.
Dès l’année 2016, sur un total de 800 écoles sous paillotes, 160 seront normalisées ; grâce à l’effet conjugué des efforts de l’État complétés par l’investissement humain des populations et l’utilisation des matériaux locaux.

Par ailleurs, mon Gouvernement s’engage à construire au cours du quinquennat :
-  310 nouveaux collèges du post primaire ;

-  45 centres de formation technique et professionnelle ;

-  20 lycées professionnels ;

-  286 nouveaux lycées ;

-  et 13 lycées scientifiques dans les différents chefs-lieux de régions.
Dans le but d’améliorer les conditions de vie et d’études des élèves, des cantines scolaires seront créées.

Monsieur le Président,
Honorables Députés,

Notre économie souffre cruellement de l’insuffisance de main d’œuvre qualifiée dans tous les corps de métier. C’est pourquoi, mon Gouvernement mettra en œuvre une politique cohérente de formation technique et professionnelle articulée autour des besoins du marché du travail.

Cette politique sera articulée autour de trois axes.
Le premier porte sur la poursuite de la politique de construction de 13lycées techniques régionaux en vue de former les techniciens adaptés aux besoins de l’économie locale. Les élèves de ces lycées techniques ont également vocation à intégrer les cycles d’ingénieurs au niveau de l’enseignement supérieur technique et scientifique.

Le second axe de développement de l’enseignement technique et professionnel s’appuiera sur le cycle secondaire général. A cet égard, au terme du post primaire les élèves auront la possibilité d’être orientés, soit vers le les lycées professionnels pour y acquérir un diplôme de technicien, soit vers les lycées techniques pour préparer le baccalauréat technique ou le bac professionnel, soit vers les lycées scientifiques.
Le troisième axe de la formation technique et professionnelle sera dispensé au sein des Centres de Formation Professionnelle qualifiants.

Ces centres auront la possibilité de recruter et former des ouvriers spécialisés sur les différents corps de métiers dès l’achèvement du cycle primaire.
A cet égard, la coopération sera intensifiée avec les pays partenaires tels que Taïwan et l’Autriche en vue de parvenir à un maillage du territoire national. Les filières de formation seront élargies pour couvrir les domaines de l’agriculture, l’élevage, la boulangerie et pâtisserie, la mécanique, la menuiserie, etc.

Monsieur le Président,
Honorables Députés,

L’enseignement supérieur public est en crise au Burkina Faso.
Cette crise se manifeste par les retards accumulés au niveau des années académiques, les grèves récurrentes des étudiants et des enseignants ainsi que les tensions permanentes sur les campus. Cet état de fait est la conséquence notamment de l’insuffisance des infrastructures pédagogiques et celle des œuvres universitaires (amphithéâtres, cités, restaurants, couverture sanitaire, transport, etc.), du manque de ressources humaines et financières, de l’inadaptation des programmes et enfin, du nombre élevé d’étudiants diplômés sans emplois.

Au regard de cette situation inacceptable, mon Gouvernement s’engage à réhabiliter et à transformer les Universités publiques jusqu’ici quasi délaissées pour en faire des centres d’excellence,des pépinières d’élites et de cadres dont les compétences sont adaptées aux besoins de l’économie et de la recherche scientifique.

Pour ce faire, dans le but de pallier à court terme l’insuffisance des capacités d’accueil, le Gouvernement créera dès 2016, une université virtuelle et mettra en place 13 espaces numériques ouverts qui y seront connectés, grâce à la technologie de l’internet à haut débit.

Par ailleurs, le Gouvernement subventionnera à concurrence de 40% l’acquisition du premier ordinateur pour les étudiants du cycle Licence.
Enfin, au cours du quinquennat le Gouvernement construira :
-  26 amphithéâtres de 500 places dont 10 en 2016 ;

-  46 bâtiments pédagogiques dont 12 en 2016 ;

-  24 laboratoires dont 5 en 2016 ;

-  7 bibliothèques de 1000 places dont 2 en 2016 ;

-  1 bibliothèque virtuelle ;

-  et 6 cités universitaires de 4000 lits dont 2 en 2016.
Il s’y ajoute que les écoles professionnelles (ENAM, ENAREF, ENSP, etc.) seront rattachées aux Universités.

Quant à l’Université de Ouaga 2 sise à Gonsé, les travaux de construction seront accélérés et finalisés en 2016, à la faveur du règlement du contentieux foncier qui en entrave l’évolution.

Monsieur le Président,
Honorables Députés,

La recherche scientifique qui est un important levier de développement dans les pays modernes,contribue pourtant faiblement au développement du Burkina du fait entre autres de la faible valorisation de ses résultats et de l’insuffisance de ressources.Des moyens conséquents seront affectés à la recherche pour soutenir les travaux des chercheurs et assurer une large diffusion des technologies disponibles en mettant l’accent sur le renforcement des infrastructures, des équipements techniques et des ressources humaines.

La création de technopôles viendra assurer une meilleure intégration entre l’enseignement supérieur et la recherche/développement dont les résultats seront valorisés par des entreprises localisées sur le même site. Ces technopôles seront centrés sur les domaines du médicament, de l’agro-industrie et de l’industrie agro-alimentaire, de l’industrie textile, des produits carnés, des produits de la pêche et de l’industrie des équipements solaires.

Monsieur le Président,
Honorables députés,

Pour réduire le chômage des jeunes diplômés, le Gouvernement lancera incessamment un vaste recrutement au profit des jeunes détenteurs d’un diplôme supérieur au Baccalauréat.

Ceux qui auront été sélectionnés suivront une formation pédagogique de 6 mois au terme de laquelle ils recevront une affectation en qualité d’enseignants du secondaire ou du primaire.

Par ailleurs, mon Gouvernement apportera un appui aux communes pour le recrutement dès 2016, de 2 agents communautaires de santé dans chacun des 8 000 villages du pays, ce qui aboutira à la création directe de 16 000 emplois en milieu rural.
Enfin,il sera mis en place un programme destiné à favoriser l’occupation permanente des jeunes du monde rural, à travers les productions céréalières et maraîchères alternées, auxquelles sera associé l’élevage soutenu par les sous-produits céréaliers et maraîchers. »